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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 15:38

 

l_arnaud-montebourg.jpgPour vivre la séquence « de l’intérieur », je suis atterré par cette démission-remaniement à laquelle nous sommes confrontés.

 

Atterré par Arnaud Montebourg dont le comportement me sidère et m’ulcère. D’autant qu’il apparaît de plus en plus évident que la « sincérité » qu’il convoque à longueur d’interventions était calculée. Dès lors : que comprendre de cette stratégie ? Il conteste l’action de son gouvernement, insulte le Président dans un livre à paraître, se gausse dans sa fête de la rose avec sa cuvée du redressement, (…), pour quel résultat ?

 

Il s’en va certes. Laisse penser qu’il retrouverait une liberté de parole. Il va sans doute préparer les prochaines échéances et sortir son chapelet de solutions, réunir les siens, etc.

 

Nous sommes un certain nombre à nous rendre à la Rochelle ce week-end. Nous sommes censés y débattre, y échanger et (nous) comprendre en bons camarades que nous sommes.

 

Quel genre de bon camarade est Arnaud Montebourg ? Quel genre d’échange nous a-t-il proposé ? Qu’est-ce qui pourrait nous faire croire que cette crise qu’il a provoqué avec tant d’arrogance va arranger en quoi que ce soit la situation du pays ?

 

Cette démarche tout à fait personnelle et personnalisée dans les faits n’a finalement rien de politique. N’est pas Chevènement qui veut. Celui-ci ayant fait bien davantage que théoriser et théâtraliser son départ de l’époque.

 

Non. Arnaud Montebourg n’est pas un homme politique. C’est un bouffon qui met en scène sa vie quotidienne, se gargarise de « bons » mots quitte à mettre en péril une vraie majorité politique déjà fragilisée par la situation économique en Europe et en France. Non, Arnaud Montebourg n’est pas un économiste car il n’a jamais su nous dire comment il entendait redresser l’appareil productif et donc faire baisser le chômage. Un bilan maigre et parsemé d’échecs patents qu’il n’a même pas le courage d’endosser et d’assumer. C’est de la faute du Président. Bien sûr !

 

Monsieur Montebourg a-t-il pensé à ses camarades du parti socialiste qui ont perdu des mairies et des postes de députés européens payant ainsi – très injustement – la facture politique d’un gouvernement où il siégeait en bonne place en organisant la cacophonie avec une absence totale du sens de la solidarité ? Sommes-nous dénigrés par la Droite ? Non ! Par Arnaud Montebourg ! Souhaitons-nous que le Président de la République puisse réussir son mandat ? Sans doute pas Arnaud Montebourg.

 

Je fais partie de ceux qui pensent que certains députés frondeurs exagèrent et devraient tempérer leurs humeurs. Mais ils sont parlementaires et dans notre République, ils sont fondés à le faire s’ils le jugent nécessaires. Ils amendent, débattent et travaillent à l’amélioration des lois. Le groupe socialiste de l’assemblée connait des heures de turbulence mais l’exclusion ou le départ de tel ou tel n’est pas à l’ordre du jour. Bref : le fait majoritaire est maintenu. La cohérence qui va avec aussi.

 

Rien de ça chez Arnaud Montebourg. Juste un cirque – programmé – pour valider son ticket d’entrée dans le cercle des présidentiables, dans une 5ème République qu’il a si longtemps décriée. Même Michel Rocard – qui lui avait un courant fort au PS, avait théorisé la « deuxième Gauche » et avait siégé au Gouvernement puis avait été Premier ministre sous Mitterrand – ne s’était pas permis d’aller si loin face au Président qu’il haïssait pourtant de toute ses forces, lequel ne cessait de lui manifester un mépris profond. Pourquoi ? Parce que Rocard respectait les Institutions et son parti avec. Il ne prenait pas de décision qu’il savait pouvoir nous mettre en danger. Il préservait aussi sa monture en quelque sorte. En toute intelligence politique.

 

Me voilà à louer Rocard… ce qui est toujours mieux que d’évoquer le Général de Gaulle, posture à la mode mais ridicule quand on voit à quel point cette 5ème République est une plaie pour nous et la façon dont De Gaulle nous l’a imposée (le coup d’Etat permanent).

 

Montebourg, donc, inaugure une nouvelle façon de faire de la politique : il mange dans la main de son Président tout en poignardant consciencieusement son dos. De ce point de vue, il me fait moins penser à CINCINATUS auquel il se compare mais à BRUTUS. Lequel CINCINATUS, Patricien de son état, était ce qu’on peut appeler un homme de la droite romaine.

 

Mais que voulez-vous ? Montebourg est A-politique et confond l’anticonformisme – qui a son charme – avec le dévoiement et l’inconséquence. De sorte que sa démarche ne peut conduire aucune troupe et à fortiori aucun peuple à des lendemains chantants.

 

Qui suivra Montebourg demain ? Un fou assurément ! Monter dans le bus d’un type dont on se doute qu’il le mettra à un moment ou un autre dans le fossé, comme ça, par « sincérité » envers ses passagers… Pensez-donc !

 

Monsieur Montebourg était ministre de l’économie. Il connaît l’état de nos finances. Il sait parfaitement que même sans rembourser la dette, il devenait difficile de la creuser davantage et à ce rythme. Il sait aussi le protocole républicain et sa responsabilité devant les Français. C’est pour ça – dans une séquence de passation surréaliste - qu’il tutoie devant tout le monde son successeur, dans une ambiance bonne franquette, explique qu’il en marre de jouer la comédie et parle de sincérité après avoir préparé son coup de longue date (cf le bouquin de Spitz à sortir). Les téléspectateurs ont dû halluciner.

 

A-politique je vous dis ! Il a soutenu François Hollande au deuxième tour de la primaire. Pourquoi ? Tout indiquait que ce grand homme de gauche aurait dû donner sa préférence à Martine Aubry. Pour des raisons de convergences politiques. Calcul A-politique là encore. Et selon les circonstances.

 

Rien ne le dérange. Il ose tout ! Et je n’ose rappeler ce que disait Audiard de ceux qui osent tout

 

A tous ceux qui croient en la Gauche mais pas forcément aux miracles, il faut rappeler que l’action politique est noble et qu’elle nécessite du temps, de la cohérence, de la solidarité et – oui, cher Arnaud Montebourg – de la sincérité. Celle qui t’as cruellement fait défaut à Frangy en Bresse, feignant de ne pas comprendre un coup que tu avais déjà préparé : plonger le Gouvernement dans la crise et le ridicule et t’en laver les mains. Comme Ponce – Pilat cette fois-ci. Et embraser ainsi une gauche qui n’en avait pas besoin, à qui il reste 2 ans et demi pour essayer de redresser le pays, en regardant, de ton champs et sur ta charrue - mais tel Néron cette fois ci - brûler nos illusions et perdre un à un  des fiefs conquis de haute lutte pour que ta magnificence puisse se révéler à la plèbe le moment venu.

Sauf que l’erreur de tous les A-politiques est toujours la même. Notamment chez ceux de Gauche. Elle enseigne notamment que l’action doit être collective et que les élus sont au service du peuple. Du charabia pour celui qui vit sa vie comme un spectacle, ce One-Montebourg show, mal mis en scène, incohérent et terriblement populiste.

 Et à la fin, c’est toujours la droite qui gagne.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 22:36

Nathalie Kosciusko-Morizet sera candidate dans le 14ème pour la prochaine municipale. A ma grande surprise, je le confesse.

Quel est le calcul ? Essentiellement politicien. Pour résumer la démarche de « NKM », le 14ème est « gagnable ». Pourquoi ? La sociologie de l’arrondissement l’indiquerait.

Ainsi donc, les habitants du 14ème pourraient voter à Droite car leur pédigrée social l’indique.

Réduire - qui plus est sur une élection municipale - une population à ces considérants statistico-sociologiques, c’est passer à côté de l’essentiel : ce que vivent ces « gens », là où il le vivent. 

Bref, les analyses politiciennes de NKM sont hors sol. Cela fait des années que nous travaillons au quotidien, avec les conseils de quartiers, les associations, les « simples » riverains, pour améliorer concrètement le cadre de vie. Tous, élus que nous sommes, avons un lien direct avec la population dont nous faisons partie depuis longtemps.

Depuis Pierre CASTAGNOU jusqu’à aujourd’hui avec Pascal CHERKI, nous avons toujours privilégié le dialogue, l’échange, la concertation, pour développer les projets, rénover et aménager l’existant et rendre la ville à ceux qui la vivent.

L’environnement, le cadre de vie, la sécurité et la qualité de vie dans le 14ème n’ont cessé de progresser. 

Jusqu’à notre opposition UMP bien en mal de critiquer objectivement notre politique et sans aucun projet alternatif crédible hormis la défense de la sacro-sainte voiture, rien n’a fait obstacle au consensus citoyen qui a toujours été notre seule méthode de travail. 

Dès lors, quoi de nouveau avec l’arrivée de NKM et de ses équipes ? Retour de la voiture sur 80% de l’espace public ? Suppression de vélib’ ? Réattribution des logements et des places en crèche avec la carte de l’UMP ? etc.. ?

De cela, les habitants du 14ème ne veulent plus depuis longtemps ! Au-delà, ils se sont habitués à notre gestion transparente, pragmatique et volontariste.  Mieux : ils nous connaissent.

Il y a eu des blocages, des débats houleux, des incompréhensions. Tous surmontés par le dialogue et la transparence. Les résultats sont là. Confirmés et validés à chaque électionQue dit la sociologie du 14ème à ce sujet ?

Continuer à faire progresser le 14ème et  Paris sur la voie de la ville durable, c’est un projet de longue haleine qui ne souffre pas de coups médiatiques et d’incantations politiciennes sur le thème de l’arrondissement regagnable et de je ne sais quel « nouveau souffle ».

Nous savons tous que l’escalade des promesses de NKM n’engagera que ceux qui les auront écoutés. Comme à l’époque de Chirac-Tibéri, lequel, pour le premier, devait se baigner dans la Seine en 2000… Dire n’importe quoi pour être élu, cela ne fonctionne plus à Paris. 

Etre connu médiatiquement, cela ne sert à rien à Paris.

Aujourd’hui, à Paris, selon les dernières études d’Airparif, la qualité de l’air s’est nettement améliorée depuis 2002.

Aujourd’hui, la ville de Paris respecte la loi SRU et dépassera les 20% de logements sociaux avant la date butoir. 

Aujourd’hui, à Paris, l’offre de transport continue de se développer pour que la mobilité et la vitalité de notre ville ne soient pas synonymes de pollution, de retard et de congestion de trafic.

Aujourd’hui à Paris, les carrefours deviennent des places, pour nous, pour nos enfants et pour nos touristes aussi, qui aiment notre ville !

(…)

Dès lors, Madame Kosciusko-Morizet parle de reconquête en installant sa table de camping là où la sociologie d’un quartier lui indique qu’elle peut gagner des voix.

Avec ce matériel, Madame Kosciusko-Morizet est en vacances dans le 14ème. A ce titre, je lui souhaite la bienvenue. Ce qu’elle y apprendra lui sera sans doute d’un grand bénéfice : Une gauche au service de la population, des élus disponibles et attentifs et une culture partagée de la solidarité et de la qualité de vie. 

Tout le contraire des années Sarkozy dont elle fut la porte parole où la violence des propos le disputait à l’arrogance d’un pouvoir aveugle et imbue de sa toute puissance, sans le moindre égard pour les populations en difficulté.

Ici, chère NKM, on écoute, on discute, on propose  et on décide ensemble.

Bonne vacances à vous à Paris et dans le 14ème !

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 21:43

La future loi sur le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales va dans le sens de l’histoire. C’est une justice rendue à ces nombreuses personnes exclues de notre démocratie alors qu’elles participent chaque jour à la vie et au développement de nos quartiers, nos communes, départements et régions.

Pourtant, une inquiétante frilosité semble atteindre nos législateurs et le gouvernement sur cette question et l’éligibilité qui est le pendant logique et cohérent de ce droit de vote, semble pour l’instant mise de côté.

L’appel des 77 Députés socialistes pour mettre en marche cette future loi est très intéressant et bien argumenté mais il ne contient pas cette « clause » essentielle qu’est l’éligibilité.

Et c’est une injustice, presque une insulte faite en direction des populations concernées car cela signifie : « vote pour moi, ou pour lui ; tel est ton droit ». Ce qui consiste d’un point de vue institutionnel à la création d’une sous-citoyenneté en lieu et place du non-citoyen d’aujourd’hui. Ni plus ni moins.

Ces immigrés dont les enfants, Français, ont le droit de vote et d’éligibilité, sont celles et ceux venus reconstruire la France après s’être battu pour elle. Ils et elles ont parcouru le long chemin semé d’embuches de l’intégration.

Il est donc normal, dans une République démocratique comme la France, qu’un citoyen de plein droit comme cette nouvelle loi semble vouloir le proposer, puisse avoir le choix essentiel de se présenter, de faire campagne et de voter pour lui-même.

Le problème présumé du communautarisme caché derrière une telle mesure est fallacieux. Toutes les études montrent qu’il n’existe pas de vote juif en France, ni de vote musulman, ni chrétien, ni même de vote athée ou d’une communauté constituée quelconque.

Le droit de vote et d’éligibilité vont de paire. Il en va de la progression de notre République vers plus de justice et plus d’intégration citoyenne aux niveaux des territoires.

L’impôt dont s’acquittent ces contribuables n’est pas moindre que celui des Français. Sa dépense les concerne tout autant.

Attention donc ! A construire des moitiés de loi et ne pas aller au bout de l’enjeu, nous favorisons des débats biaisés où les malhonnêtes et les xénophobes (dont la seule peur est le résultat des élections pour eux-mêmes) ne tarderont pas à s’engouffrer.

La seule qualité requise pour nos dirigeants nationaux est donc le courage ! Nous en aurons sur le mariage homosexuel dans le débat de société qui s’est engagé ; Nous devrons en faire preuve pour éloigner la question nationale de la notion hautement républicaine d’intégration.


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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 13:00

 

La toute récente lettre de Martine Aubry est très claire : Elle pose, pour nos parlementaires, que le non cumul est la règle, conformément au souhait des militants et aux engagements de nos récents élus.

Suit un « débat » sur la définition du cumul. Presque hilarant s’il ne s’agissait de respecter un engagement du président de la République, les statuts du PS et d’agir en conscience pour le renouvellement de la classe politique, sa diversité, la parité, (…), la morale en politique, dans le désordre.

Un « débat », donc, à la recherche du curseur. Quand serait-on en situation de cumul et quand ne le serait-on pas ?

Ainsi, certains Maires d’arrondissement de Paris expliquent que la loi future ne les visant pas, ils ne sont pas dans la catégorie des cumulards. L’argument additionnel étant qu’ils ne sont pas Maire de « plein exercice »…

Tiens donc !? Auraient-ils du temps libre ? Ne sont-ils pas Conseillers de Paris de facto par leur fonction cumulative de fait (Conseiller général et Maire) ? Pensent-ils enfin (là est le cœur du sujet) qu’ils sont les seuls à pouvoir exercer ces fonctions de sorte qu’ils exercent ce cumul à leur corps défendant !?

La fameuse future loi sur le non cumul, je le pense, est un cache sexe. Elle ne dira rien de ce que Martine Aubry vient d’écrire aux parlementaires : Le non cumul est un engagement moral de socialistes (enfin) vertueux qui ont pris à bras le corps la question de la modernisation de la vie politique. Etre Maire d’un arrondissement de Paris de plus de 130 000 habitants est une lourde tâche qui demande un temps plein. Personne n’oblige personne à devenir Maire. Etre parlementaire est également un plein temps. Que l’on soit de Paris ou de Province. Rien n’oblige non plus personne à se faire élire Député ou Sénateur. Ainsi, un socialiste qui souhaite exercer des responsabilités doit envisager le champ d’exercice qu’il souhaite investir comme élu. Rien ne l’empêchant par ailleurs de militer dans d’autres champs et d’exercer  ses compétences où ça lui chante.

Il n’est pas d’élu si particulier qu’il soit le seul capable de remplir une mission. Ou alors, venons-en au mandat impératif ! Nouvelle règle d’or de l’élu omnipotent.

Ceci posé, on se demande bien pourquoi  certains cherchent à justifier le cumul. Proximité ? Pour un élu Parisien, cet argument est tout simplement ridicule. Pour les autres, je reviens à l’argument cité plus tôt : personne n’oblige personne à monter à Paris dans l’hémicycle.

L’honnêteté d’un cumulard doit donc le contraindre à dire ceci : « Je souhaite cumuler. Point ! Je pense qu’il n’y a que moi qui puisse exercer ces deux ou trois mandats. Les autres ne m’arrivent pas à la cheville. Et puis c’est mon fief et je ne veux pas partager, ni ma notoriété, ni mes sièges ».

Dans le cas des parlementaires, le plafond des ressources permet d’écarter le soupçon sur un cumul des indemnités. Il s’agit donc bien de pouvoir et d’une vieille propension à s’imaginer irremplaçable de sorte que l’on soit objectivement le seul à pouvoir tout faire, tout seul.

Il est des enfants qui refusent de prêter leurs jouets. Ils sont mignons même si nous devons leur faire la leçon. Dans le sujet qui nous occupe, c’est plus grave. La République n’a pas prévu d’élus de droit divin aux mandats éternels et  sur tous niveaux.

La « remplaçabilité » d’un socialiste par un autre n’est pas une vue de l’esprit. C’est une nécessité et une évidence démocratiques.

La vraie question à poser dès lors est : Mais pourquoi souhaitez vous cumuler ces mandats ? Pourquoi ne pas choisir celui que vous préférez exercer ? Pourquoi ne pas faire confiance à vos Camarades et bien sûr au peuple pour trancher ces questions sans vous avoir en candidat partout et pour tout ?

C’est à cela que nos chers cumulards doivent répondre. La loi, nous la connaissons aussi bien qu’eux ! La morale, nous sommes sensés la partager. Les valeurs nous sont communes.

Gageons de ce fait que le curseur s’arrête sur « 1 ». Libre à chacun et chacune de candidater. Le débat est faux et faussé car le préalable est mal posé. La lettre de Martine Aubry aux parlementaires a le mérite de rappeler cela. Aux Cumulards d’assumer leur position intenable et dégradante pour leurs Camarades qui ont toutes les peines du monde, lorsqu’ils s’y essaient, à convaincre les citoyens des bienfaits de tel ou tel cumul.

J’ajoute pour conclure que le non cumul fait partie des mesures gratuites du programme de François Hollande. Gageons que sa mise en place sera claire, sans appel et clora le débat définitivement. Nous pourrons  alors passer à autre chose : Le travail, collectif, avec tous nos élu(e)s territoriaux et nationaux, au service des citoyen(ne)s.

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 11:42

Je demande hier à un ami : t’as un vrai travail toi ? Il me répond : chômage. J’ai eu un vrai travail et depuis je fais de l’intérim pour faire la jonction entre mes fins de droits et mes fins de mois. C’est pas évident.

La question que je me pose est alors : mais où ira-t-il donc manifester le premier mai ? Pas devant Jeanne d’Arc, il n’est pas FN du tout. Avec les syndicats, il ne l’a jamais fait. Alors avec Sarko ? Why not ? Pour peu que son rassemblement se transforme en gigantesque forum de l’emploi (du vrai en plus !) !!!

Dans les faits, il a assez mal pris l’expression « vrai travail ». Il ne sent pas concerné l’ami. Economiquement, un faux travail bien payé lui conviendrait autant.

Reste à savoir ce qu’est un faux travail. L’origine du premier mai remontant à la fin du 19ème siècle, il est probable que cette époque n’ait pas connue ce néo-concept sarkozyen.

Risquons une analyse conjoncturelle : un faux travail c’est le métier ou la fonction qu’exerce une personne qui rejette l’actuel Président et globalement l’actuel système. Cette personne n’est pas forcément raciste ou xénophobe. Mais c’est possible. Elle est plus sûrement chômeur (entendez « assistée ») ou fonctionnaire (entendez « bon à rien privilégié »), voire même permanent dans un syndicat !

C’est le paradigme de Buisson : notre pays est parasité par des fainéants, des étrangers, des assistés et ajoutons un paramètre Lepéniste : de profiteurs, qui baisent et avortent sans vergogne et profitent voire fraudent la sécu

Le  vote Sarkozy est donc celui du bon sens. Après, en 2007, avoir proposé de nous débarrasser de la racaille des banlieues (les jeunes bronzés Français car nés en France), il organise un référendum plus large pour le 6 mai : débarrasser la nation de toute la racaille, celle du faux travail, celle des acquis sociaux, celle de la protection des plus démunis (…).

L’idée est généreuse en même temps qu’elle nous donne à réfléchir sur les 5 ans écoulés. 5 ans de bouclier fiscal, de niches fiscales, de mise sous tutelle de la justice, d’abolition du service public et d’écoute journalistique.

Le vrai problème c’est la liberté et l’Etat de droits ; Le faux problème c’est la justice sociale et la solidarité nationale qui ne peuvent passer qu’après l’ordre et la nation catholique dont nous sommes tous (nous, les vrais Français avec un vrai travail) les enfants.

Le temps n’y fait rien à l’affaire écrivait Brassens. Quand on est con on est con ! Et méchant par dessus le marché.

Il faut lire la proposition du candidat Hollande dans ce sens : proposer le droit de vote des étrangers aux élections locales, c’est permettre à tous les citoyens de décider de leur dirigeants et notamment un droit de regard et de sanction sur la façon dont sont dépensés leurs impôts locaux.  Car la citoyenneté, dans une République laïque, un Etat de droits  et une démocratie, ce n’est pas la nationalité.

Le travail, la sécurité, la protection sociale et la justice sont dus à chacun d’entre nous. Le droit du sol a protégé la famille de Monsieur Sarkozy fut un temps, aussi bien que nombre de nos grands parents qui furent malmenés par des Gouvernements et des mouvements qui entachent aujourd’hui encore notre Histoire.

Le « vrai » travail de Monsieur Sarkozy c’est la « vraie » France de Madame Le Pen. Les gens qui ont voté pour cette dernière sont sans doute pour nombre d’entre eux en souffrance. Reste à savoir s’ils veulent de cette France là dont il est fort à parier qu’elle achèverait de les exclure.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 10:31

Ce qu’a dit Claude GUEANT relève d’une idéologie qui mène ou disons a mené au nazisme. Les civilisations qui ne se valent pas, c’est comme les « Nations inférieures » et les « sous-Hommes » qui les peuplent.
Serge LETCHIMY, Député de la Martinique et apparenté PS    a raison de le dire.
Personnellement je déteste assimiler les propos de tel ou tel, fussent-ils indignes, aux pires moments de l’Histoire. Mais dans ce cas précis, comment faire autrement ?

Quelle est la grille d’analyse ?

Pourquoi Claude GUEANT a dit cela ? Ce propos n’ayant rien d’innocent, surtout en cette période de campagne présidentielle, il doit être traité comme une tentative – non pas maladroite mais destinée à une «certaine population» - de récupérer l’électorat xénophobe  et nationaliste. Mais également, susciter chez d’autres une peur de désincarnation de ce qu’ils croient être. L’adversaire ? Les « droits-de-l’Hommistes » ! Formule entendue à Droite plus d’une fois et notamment en période électorale.
L’autre exemple récent qui a fait du conflit de civilisation son étendard c’est Georges BUSH. Or il s’est ensuivit les tortures, les humiliations, la construction de Guantanamo, l’occupation d’un pays entier, au nom de cette seule guerre des civilisations, car il est établit que la « civilisation irakienne » ne possédait pas d’armes de destruction massive, que tout était truqué lors de la discussion ultime au Conseil de sécurité de l’ONU et que, DONC, nous étions bien là en présence d’une civilisation qui entendait mettre une autre civilisation au pas !
Voilà à quoi renvoient les propos de Claude GUEANT. On commence par suggérer « philosophiquement » une suprématie d’une civilisation sur une autre. On fini par emmener toute une période de l’Histoire dans le mensonge puis la barbarie.
L’un des livres intéressant de FREUD faisant le parallèle entre la construction d’une famille et celle d’une Nation avait pour titre originel : « Malaise dans la civilisation ». Il fut récemment rebaptisé « Malaise dans la culture ».
Pourquoi d’après vous ? 
Je ne pense pas que Claude GUEANT soit raciste, nazi, ou je ne sais quoi d’autre d’horrible. Mais il est à coup sûr un gros con et un type dangereux.
A l’heure où tout indique que notre République se relèvera grâce à la laïcité et à la grande diversité de notre civilisation qui fait la force de notre culture, il en est encore pour faire campagne, avec les LE PEN, sur la hiérarchisation des cultures. Et l’on sait parfaitement où cela mène.
Les cultures Françaises ont une bannière : la République et un garde fous : la laïcité. Claude GUEANT n’a pas de légitimité à établir de classification. Son manque de culture le lui interdit.

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 16:26

Ce mois de janvier connaît une météo attendue : il pleut des vœux et le climat est délétère, à base de basses pressions polémiques accompagnées d’un vent soutenu venant de la Droite et qui prend sa source dans la mauvaise foi et le populisme. La dernière dépression en date porte le joli nom de « TVA sociale » et le front polémique qui l’accompagne celui de « sale mec ».

Justement, c’est l’histoire d’un (sale) mec, qui, cinq années après s’être rendu dans des usines aujourd’hui délocalisées, veut nous refaire le coup avec – entre autre – ce joli contresens économique alliant une taxe sur les gens au mot « social » censé les concerner dans les difficultés qu’ils rencontrent. Avec cette première découverte à base d’anti-matière : vous avez déjà du mal à consommer mais ce sera plus cher et nous allègerons le coût de votre travail (si vous en avez encore un) pour payer vos prestations sociales. Ce transfert « de compétitivité » de la consommation des ménages vers les entreprises n’est même pas destiné à l’emploi à court et moyen termes mais au seul commerce extérieur. Bref, ceci est un suicide économique, à peine masqué, consécutif – sans doute – aux vœux éditoriaux de Serge Dassault dans le Figaro, notre plus-que-jamais Pravda Sarkozyenne et, bien sûr, à la perte du AAA, relique économique sacré de l’endetté chronique.

Passons. La panique économique et sociale qui s’empare du Gouvernement à l’aube de la présidentielle est somme toute logique : rien de ce qui avait été « calculé » n’a fonctionné. Eh non ! En préservant les plus riches par une fiscalité avantageuse, on ne fait pas revenir leur capitaux et ils n’investissent pas dans les entreprises Françaises (ils n’achètent même pas « nos voitures ») ; Eh non ! En défiscalisant les heures sup, on n’augmente pas le pouvoir d’achat des supposés bénéficiaires. On met juste la pression sur ceux qui refusent (ne peuvent) (de) les faire et on met les autres en esclavage. Eh non ! Les RGGPP ne dégraissent pas le mammouth ! Car elles ont un (fort) coût social induit et présument d’un nombre excessif de fonctionnaires dont la réalité est aujourd’hui démontrée par l’absurde puisqu’il y a aujourd’hui pénurie.

Je reviens sur la dernière proposition. Dans nos écoles : classes surchargées, élèves en difficultés non suivis, niveau qui baisse conséquemment, démoralisation générale du corps enseignant et des parents et démobilisation attenante. J’en passe et des meilleures. Economies ? Presque rien. Même pas un milliard (peanuts à l’échelle d’un budget). Dans nos commissariats et dans nos rues : pas assez et de moins en moins de policiers. Ce qui implique un fonctionnement très ralenti  de la justice et une insécurité croissante. Bien réelles celles-ci. Et c’est pareil dans tous les autres services public, notamment celui de la justice où nous avons même eut droit à une grève des Procureurs ! Une première du genre !

Bref, dans cette élection présidentielle se jouera aussi l’état de notre République et l’Etat de Droit. Se joueront pêle-mêle notre santé, nos retraites, la recherche, le logement (…), tous champs fondamentaux de notre Etat-Nation et qui sont lourdement endommagés au moment de ce bilan d’étape de la mandature Sarkozy.

Deux thèmes importants qui touchent respectivement notre affreux présent et notre sombre avenir : la loi Dalo est un échec patent et le grenelle de l’environnement une supercherie.

La crise du logement est passée de préoccupante et difficile à dramatique et presque ingérable (j’y reviendrai pour Paris) et le Grenelle de l’environnement est une farce au sens de la comédie du moyen-âge : un attrape-couillon ; une vitrine de noël pour surendetté.

Je m’explique : le logement est un droit. Affaire entendue pour tous. Par tous ? J’ai moi aussi pensé que c’était le cas avec la loi sur le droit au logement. Difficile en effet de constater autant de gens, de familles dans les rues. Absurde, de payer des hôtels pour loger ces gens en détresse. Sauf que Benoît APPARU a trouvé la solution : on rembourse plus. Que dire encore de ce qui est sous nos yeux tous les jours dans les rues ? Mais voilà : les préfectures rechignent voire refusent d’appliquer le droit quand les marchands de sable prospèrent comme jamais. Et les constructions de logements sont à un niveau historiquement bas. Bref : les annonces de Borloo et les promesses du Président de la République n’ont jamais été suivies d’effets.

Je m’explique encore : Le Grenelle de l’environnement annonçait un tournant dans la gestion de l’Etat Français des questions environnementales, balayant tous les sujets qui avaient un impact sur la production de gaz à effet de serre, l’environnement des cités et la recherche et le développement des nouvelles énergies et d’un nouvel urbanisme, (…). Nous savons aujourd’hui ce qu’il en est avec des centrales « nouvelle génération » hors de prix ; une rénovation des sites nucléaires à très hauts coûts, des financements abandonnés par l’Etat sur les transports et d’une diversification promise vers les énergies renouvelables embryonnaire.

Il résulte de ces deux seuls exemples un constat effrayant : l’économie réelle de demain n’a pas démarrée ; celle d’aujourd’hui maintient les gens dans la précarité et en amène d’autres vers l’oubli.

Je poursuis, s’agissant de notre structure supra-nationale, notre bien aimée Europe, c’est rien moins que notre monnaie qui est menacée par le seul truchement des  agences de notations qui avertissent les financiers (on ne peut honnêtement les nommer « investisseurs ») des taux qu’ils sont en droit de nous infliger à nous qui avons sauvé leurs banques de la faillite et qui payons leurs routes, leurs avions, leurs ports, leurs aéroports et même les écoles où nous les avons formés pour leur apprendre à nous ruiner ! A nous, donc, qui allégeons les charges de leurs ouvriers, le temps qu’ils délocalisent, car, dans leur monde de fou, ils n’ont pas calculé l’essentiel : Dans cette folle compétition du moins-disant social, il y a toujours moins cher ailleurs. Même en Chine, certaines usines ferment pour aller produire moins cher ailleurs (et vendre aux chinois par la suite ?).

Notre Europe-Monnaie doit donc changer de cap. Elle doit être politique. Même Juppé semble s’y résoudre. Une monnaie dirigée par des financiers, c’est comme si Monsieur Sofinco-Cétélem  était ministre des affaires sociales et de la dette des ménages (un ministère à créer dans le cadre de la mise en place de la « TVA sociale ») ! Pourtant ça fait dix ans que ça dure !

Et notre Europe, dès 2012, doit aussi devenir une diplomatie ! Car ce qui s’est passé dans beaucoup de pays arabes n’a rien d’anodin. C’est même l’avenir de l’Europe qui s’y est joué. On peut toujours commenter telle ou telle difficulté Egyptienne ou Lybienne ou encore une élection Tunisienne pas totalement « satisfaisante » ; il faut surtout se remémorer les plus de 100 ans et les nombreuses guerres qu’il a « fallut » pour instaurer une démocratie stable en France. Démocratie Française dont on sait par ailleurs dans quel état elle se trouve aujourd’hui puisque le pouvoir nomme le chef de France télé et fait écouter les journalistes…

Laisser le temps et surtout AIDER ces pays, cette zone du monde, c’est nous aider nous même. Pour renouveler notre démocratie et inventer une nouvelle zone, non monétaire celle-ci mais avec notre monnaie, la très fameuse union euro- Méditerranée. Une union politique également, car le grand marché qui pourrait s’ouvrir pour les cupides pourrait aussi et surtout concerner les peuples qui ne seraient pas obligés de migrer chez nous, de nous faire concurrence et, loin des affres de la corruption, c'est-à-dire sans nous acheter des armes et nous brader leurs matières premières et leur tourisme, retrouver honneur et richesse pendant que notre développement reprendrait… Rêvons un peu ! Pour 2012…

A Paris où, depuis longtemps (2001), un vrai effort a été entrepris de modernisation de la vie publique, de rationalisation et de moralisation des dépenses et surtout d’un développement solidaire du territoire, nous avons montré que ce développement était viable et durable. Et souhaitable finalement. Nous achetons du terrain, construisons et rachetons des logements, développons l’aide sociale et l’innovation et mettons en place des transports digne de ce nom. Malgré le manquement des financements de l’Etat qui renie sa parole et ses engagements.

Pour 2012, je me souhaite finalement cela : rester aux côtés de tous ces gens que je croise tous les jours, qui sont pour certains devenus mes amis. Rester lucide sur ce que je fais de bien et de pas très bien. De corriger les mauvaises trajectoires que j’ai provoquées et de conforter les bonnes. D’aider, quoi qu’il arrive, celles et ceux qui n’en peuvent plus comme celles et ceux qui ont un projet et qui n’ont pas de carnet d’adresses pour le lancer.

Si chacun pouvait commencer, dans ses vœux, par décider d’être meilleur, notamment au sommet de l’Etat, cela constituerait peut-être une avancée historique.

Cette année, je quitte ma peau de sale mec ! Chiche ?

Allez, bonne année Nicolas S., François Fi. Nadine M. et les autres… et sans rancune surtout ! Pas envie de voir Marine à la barre. On va sans doute en baver mais on va commencer par prendre un bon capitaine. La tempête de 2012 sera ce qu’elle sera. Il arrive que l'embarcation ait des airs de pédalo. Mais au moins le bateau ne sera plus ivre.

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 12:27

Sur ce blog, j’écris quand je veux sur une actu dont je trouve que mon point de vue n’est pas exposé dans la presse où chez mes camarades leaders socialistes.

C’est le cas, donc, aujourd’hui, avec cette histoire d’accord pour les législatives entre mon parti, le PS, et EELV…

Ce qui me chiffonne n’est pas tellement que la circonscription de Danièle HOFFMAN RISPAL – la 6ème de Paris – soit réservée pour DUFLOT. Ca me fait même plutôt rire car on nous a  fait le coup deux fois de suite dans le 14ème avec Yves COCHET, sur la 11èmecirconscription de Paris, de 2002 à aujourd’hui. A l’époque, ça ne dérangeait personne chez mes congénères parisiens. On faisait chier les fabiusiens, c’était l’essentiel. Danielle – que j’aime bien par ailleurs – avait bénéficié d’un formidable concours de circonstances en 2002, profitant de la vengeance toute chaude d’un PS ivre de colère contre CHEVENEMENT et qui avait décidé de se payer Georges SARRE, alors Maire du 11ème arrondissement et – donc – Député de cette circonscription en or…

De fait, dans cette circonscription, comme dans la 11ème de Paris avant redécoupage, se faire élire avec le soutien de la Gauche, c’est avoir la certitude de l’emporter.

Danièle HOFFMAN RISPAL a donc fait deux mandats à l’Assemblée et – aux vues de ce qu’elle pèse réellement dans le secteur, on peut dire (comme pour PAU LANGEVIN d’ailleurs dans la circonscription voisine) qu’elle a eut de la chance.

Pas de quoi en faire un fromage. Je vous assure ! Les cimetières sont remplis de gens indispensables !

En revanche, je me questionne sur cet accord avec les écologistes. Pourquoi s’enquiquine-t-on avec un parti qui n’hésite jamais à nous critiquer « vertement » et ne nous ménage aucune peine dès lors qu’il s’agit d’aborder les problèmes politiques réels ?

Après tout, EELV a une candidate à l’élection présidentielle. Cette dernière ne mâche pas ses critiques à l’encontre de François HOLLANDE. Et le résumé des discussions de l’accord est grosso modo : nous ne sommes pas d’accord sur l’essentiel mais on est d’accord pour que les écologistes aient un groupe parlementaire à l’issue des batailles électorales du premier semestre 2012 !

Fichtre ! C’est donc ça qui est important ?!

Personnellement, en tant que socialiste, le poids d’EELV à l’AN m’importe peu ! Si c’était le fond de mon engagement, j’aurai pris ma carte chez eux !

Il faudrait m’expliquer pourquoi nous virons des socialistes pour mettre des Verts à leur place là où leur présence n’est pas spécialement souhaitée par les électeurs ! Les écologistes ont une candidate au premier tour de l’élection présidentielle ? Qu’ils en aient un-e de même aux législatives ! C’est ça la démocratie ! Sinon, cela revient à dire que nous prémâchons l’élection.

Car qu’en est-il de l’intérêt et de l’apport de cet accord ?

Pour son application par exemple, lorsqu’on a pu observer (c’est mon cas) Jean-Vincent PLACE à la région et aujourd’hui au Sénat, en chantage permanent, sans aucun égard pour ses partenaires et se préoccupant des sujets de fond comme d’une guigne, on ne souhaite à personne d’avoir à diriger une majorité pareille ! Demandez à HUCHON ce qu’il en pense (vraiment)!

En fin de compte, si les Français veulent envoyer une majorité (absolue) de Député-e-s socialistes à l’Assemblée nationale, ça les regarde. S’ils veulent des Députés écologistes itou ! Qu’on laisse les gens voter à la fin !

Nous avons un problème de premier tour dans les circonscriptions ? Alors que l’accord intervienne dans ces endroits là ! Nous serions, en responsabilité, à traiter d’une future majorité à l’Assemblée. Ce n’est pas la même chose que de décréter un groupe EELV ! Ce dernier ne devra d’ailleurs sa création qu’à la victoire d’HOLLANDE. Il serait donc plus heureux qu’il en dépende peu ou prou.

Car aujourd’hui, non seulement nous avons donné un maximum de circonscriptions mais en plus, les heureux bénéficiaires nous chient dans les bottes, pendant que les recalés du PS, mes camarades, assistent au spectacle du « ban » de touche, avec parfois l’obligation d’apporter leur soutien ! On rêve…

D’ailleurs, Madame JOLY n’est pas contente de l’accord. Dans ces conditions, qu’elle le récuse !

Personnellement, je m’indigne qu’après avoir humilié une partie de nos effectifs, le seul constat soit pour l’instant une chute vertigineuse de HOLLANDE dans les sondages ! Merci l’accord PS – EELV !

A ce rythme, nous auront les fameux 15 Député-e-s minimum de DUFLOT en cas de défaite avec un nouveau mandat de SARKOZY !!! Mais ça sera un progrès considérable ! Les Verts auront un groupe parlementaire !!! Une véritable avancée pour le pays ! Alors les minimas sociaux, le temps de travail, les retraites, la sécurité sociale, l’Europe sociale, la banque d’investissement, les territoires… Pensez-donc !

A minima, il me semble à moi qu’un accord avec les écologistes doit poser que notre candidat – désigné par une primaire ouverte historique – soit respecté ! Mais non ! La candidate EELV – désignée quant à elle par une primaire fermée et floue dans son mode opératoire – ne se sent pas liée par cela : un accord de respect de l’autre !

Nous pouvons donc aujourd’hui nous réjouir, après leur avoir donné un groupe au Sénat, que les « partenaires » d’EELV soient revenus à la charge pour qu’on leur fasse de la place à l’Assemblée… Avant, sans doute, qu’un autre accord intervienne pour 2014 avec, dans le paquet cadeau, la région Ile de France et Paris !? Pourquoi pas ? Hein ? Chiche ?!

Dans cette affaire, c’est pas HOLLANDE le mou ! C’est son parti !

L’affaire de cet accord surréaliste a déjà réussit à remettre SARKOZY en selle dans les sondages. Il peut, puisque nous semblons y être disposés, proposer qu’EELV devienne le premier parti d’opposition, dans le cas où François HOLLANDE ne l’emporterait pas. Il avait déjà fait le coup en intronisant BESANCENOT « premier opposant de France »…

La candidature dissidente de Danièle HOFFMAN RISPAL pourra peut-être servir de révélateur. Personnellement, je lui souhaite de l’emporter. Pour avoir connu (encore aujourd’hui) un Député EELV sur ma circonscription, je peux certifier qu’il n’est et n’a été d’aucune utilité à celles et ceux qu’il est censé représenter : Les électrices et teurs.

L’acharnement de la rue de Solférino à vouloir un accord avec EELV me dépasse. Je comprends l’utilité de la démarche lorsque l’on s’oriente vers une alternance construite sur un large consensus et qui s’appuie sur une plateforme électorale globale. Mais là, c’est au forceps qu’on nous impose ce groupe d’EELV à l’Assemblée ! Sans aucune contrepartie et même la garantie de sérieux désaccords à venir sur la politique énergétique notamment ! Le seul « apport » de cet « accord » réside dans le battage médiatique sur l’incohérence typée « carpe et lapin » de l’alliance PS – EELV et la descente de HOLLANDE dans les sondages. L’UMP se régale, le Président de la République va mieux et le redécoupage électoral va nous donner du fil à retordre…

A quoi joue-t-on finalement ?

La (pré)candidature de JP CHEVENEMENT pose problème ? Pourtant, dans le débat, sur le fond, ses prises de positions permettent à la Gauche, sur nombre de sujets, d’avoir une approche qualitative. Sur la sécurité et l’Education notamment. Idem avec MELENCHON et les communistes – qui sont nos alliés historiques – sur les questions des salaires et de la fiscalité, entre autres. On a aussi vu JM BAYLET, dans le cadre de notre primaire ouverte, évoquer les thèmes de la laïcité, de l’Europe et d’une nouvelle approche pénale et législative de l’usage de stupéfiants. Tout cela ne se traduira pas par un raz de marée de ces partis sur les circonscriptions gagnables par la Gauche. Pourtant, l’arithmétique indique que le poids politique de ces partenaires challengers n’est pas moindre et est au moins équivalent.

Ce qu’il ressort, c’est que le débat est sur la place publique et que les électeurs et trices trancheront au premier tour sur l’ensemble de ces thématiques.

Certes, le coup du pédalo dans la tempête n’est pas digne de son auteur, qui a contribué à discréditer peu ou prou notre candidat. Mais traité comme son camp l’est, notamment sur la réservation des circonscriptions, il n’y aucune raison qu’il se gêne. D’ailleurs les « partenaires » d’EELV lui montrent la voie : crache leur dessus, t’auras un groupe à l’Assemblée !

Nous sommes donc non seulement en train de perdre la face et de discréditer le candidat HOLLANDE mais, par là même, nous expliquons aux partis de la Gauche qu’ils ne représentent pas EELV en terme de poids électoral.

Calcul idiot. Et dangereux. Et faux, finalement.

En ces temps de crise gravissime où des choix et des arbitrages tranchants devront être décidés, seule la plus grande des clartés s’impose :

Ou nous sommes partenaires ou bien non.

Ou nous avons un accord, sur la sortie du nucléaire notamment ; ou bien non.

Les écologistes ne veulent pas perdre leur âme avec le dossier du nucléaire ? Grand bien leur fasse !

Les électeurs et trices choisissent en fonction de cela. C’est bête comme choux la démocratie. Il y en a d’ailleurs une qui a bien compris cela. Et si, un soir de 22 avril, on se retrouve à trois à 24% moins les 0.000001 % pour mon candidat, faudra pas m’expliquer qu’on a sauvé l’honneur avec un  groupe EELV à l’Assemblée nationale !

Alors n’attendons pas que le candidat HOLLANDE chute à 24 % d’intention de vote. Car le malentendu avec la population, en cas de défaite, serait plus profond que la production stoppée du MOX et/ou de l’arrêt de la construction de Flamanville (…). N’en déplaise à Eva JOLY.

En 2002, les gens nous en voulaient beaucoup d’avoir perdu. Je crois même qu’ils nous en veulent encore. Et surtout, l’attaque historique contre les acquis sociaux et nos institutions subie depuis lors sonnerait le glas de toute justice sociale et de toute politique alternative au carnage libéralo-financier que l’Europe traverse actuellement.

Je souhaite personnellement que François HOLLANDE soit notre prochain président de la République. Conséquemment, je souhaite que les électeurs se déterminent sur la plateforme du candidat socialiste et que les responsables de la Gauche non-socialiste aient le courage d’aller à l’élection avec leurs idées et propositions.

Si, pour être adoubé par les prélats d’EELV, HOLLANDE doit adopter leur programme, alors il faudra expliquer tout cela à celles et ceux qui se sont déplacés à notre primaire.

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 13:05

Franchement, il faut arrêter tout ce cirque autour de « l’attentat » contre les locaux de Charlie Hebdo.

La provocation - sans doute pesée et préparée - a atteint son but. Je ne vois pas ce que, objectivement, on peut en dire de plus.

Le fait de rebaptiser le journal « Charia Hebdo » et d’en faire la pub quelques jours avant la sortie, c’était dire à une frange extrémiste « chiche que tu viens m’en mettre une ? ». Et le pari n’était pas difficile car une provocation pareille ne se refuse pas, pour un groupe de décérébrés fascisant, lui aussi, en mal de notoriété par ces temps de démocratisation galopante du monde arabe.

Bref, c’est un service bien compris que se sont rendus deux genres qui n’existent pas l’un sans l’autre et à qui il arrive – hélas – de se passer les plats.

Sauf que là, personnellement, j’ai les dents du fond qui baignent. Voir Claude Guéant devant les locaux brûlés du journal avec à ses côtés le premier adjoint socialiste du 20ème, jurer la main sur le cœur qu’il faut se battre pour défendre la liberté d’expression… Les bras m’en tombent et j’en conçois un réel écoeurement.  C’est le même qui a fait condamner un type qui portait une pancarte « casse toi pov’ con » et fait écouter les journalistes du Monde… entre autres exemples.

Nous voilà donc réunis (tous ensemble !!!) sous la bannière républicaine avec ce beau slogan de liberté d’expression ! Fichtre ! Ca a de la gueule ! Et ça permet de ne pas trop parler de ce lamentable sommet du G20 dont ATTALI dit lui-même cette semaine dans l’Express qu’il ne pourra pas changer des choses sur lesquelles il n’a pas de réelles prises…

Revenons à notre affaire et appelons un chat un chat. Ce que Charlie hebdo a fait s’appelle une provocation. N’importe quel être humain doté d’un cerveau aurait supposé qu’une riposte allait avoir lieu (manif, menace, saccage de locaux, bagarre, …, que sais-je ?).

Mais il n’y avait pas un policier devant les locaux la veille de la sortie de l’hebdo !!! Aujourd’hui, voilà les rédacteurs de notre journal National des Libertés défendus par une protection policière  rapprochée généreusement allouée par notre ministre de l’Intérieur, Grand Chambellan des valeurs de notre République laïque ! Aux frais du contribuable donc…

Et nos hilarants provocateurs, d’essaimer dans les rédactions et les plateaux radio et télé en jurant la main sur le cœur qu’ils voulaient juste traiter avec humour un problème grave (Tunisie et Lybie, victoire des islamistes et charia.) et que rien ne les empêchera de poursuivre leur lutte ! Sonnez tocsins !

Je le dis ici : je ne suis ni surpris ni ému de ce qui s’est passé car c’est logique, attendu et normal. C’est même de la manipulation !

Comme si, en quelque sorte, on ne nous prenait pour des cons (tiens donc.. ?).

Provocation d’une bande de faux anars bien planqués et bien nourris à Paris. Réponse d’un groupuscule décérébré qui n’en demandait pas tant pour faire valoir son existence mais ne représente rien (du point de vue du débat démocratique) car cela n’a rien à voir avec les débats en Lybie et en Tunisie (d’ailleurs le contenu du journal n’était pas encore connu – que la une !).

Et finalement, le défilé, le bal, l’assemblée des sauveurs de la Nation qui vient nous jurer vigilance, mobilisation et fidélité pour nos principes républicains !

C’est à vomir. Et j’ai l’impression que nombre d’entre nous sont tombés dans le panneau. Ce qui me chiffonne le plus là dedans c’est que certains, les plus crédules (qu’ils pardonnent ma condescendance), sont sincères.

Ont dit souvent « Ils l’ont bien cherché ». J’ajouterai, les concernant : « Ils l’ont voulu et prémédité » !

Observez bien les ventes record de ce numéro de Charlie et faites le rapprochement avec l’incroyable pub faite sur la seule Une les jours précédents. Après quoi on vous prend à témoin en poussant des cris d’orfraie.  Je ferai volontiers le pari attenant que les ventes n’étaient pas terribles ces derniers temps…

Guéant a vu la brèche, le trou béant, la perche ( ?) et s’y est niché, drapé…

Et le problème est là : On noie le poisson. Nous sommes tous pour que Charlie Hebdo continue d’éditer ses provocs, de proposer ses analyses décalées et ses dessins parfois hilarants. Mais ce qui vient de se dérouler sous nos yeux relève de la mascarade d’un côté et de la manipulation de l’autre. Et là est le danger pour la démocratie. Cet « attentat » était attendu. De tous. Par tous. Chacun peut être sûr qu’il n’a surpris personne. Et surtout pas le ministre de l’intérieur.

De ce fait, on arrange une espèce d’unité nationale, où chacun prend ce qu’il veut y trouver : des sous pour Charlie, de la respectabilité pour Guéant et son Président. Mais on ne traite de rien. Et certainement pas de la charia constituante en Lybie et de la victoire (relative) des islamistes tunisiens.

Proposition : Que Claude Guéant aille en Lybie avec Juppé pour vendre quelques exemplaires de « charia Hebdo » aux membres du Conseil national de Transition qu’ils ont armé jusqu’aux dents…

Charlie Hebdo est drôle, comme le Canard, parce qu’il est indépendant. Mais là il y a interdépendance, via ce plan média parfaitement étudié.

Je n’ai pas lu ce numéro. Et j’adore la provoc. J’ai quand même droit à mes cent coups de fouet ?

Pôvre « presse libre » !

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 21:53

joffrin.jpg"Notre" éditorialiste n'en est - certes - pas à son premier édito "facile"... Pourtant, lorsqu'il parle de faute politique, estampillée "gauche caviar", je m'étrangle encore de sa plume et de notre présumé aveuglement.

Je me le remémore d'abord dans son délire de 2005 au moment du référendum sur le TCE, s'auto-situant d'abord au dessus de tout avant de verser son fiel analytique sur les anti-européens du "Non". Il sait aujourd'hui ce qu'il en est mais il n'en parle pas (plus). La crise nous ayant enseigné - entre autres - ce qu'il en était de ces fariboles néolibérales.

Peu importe ! Nous voilà désormais sur "une certaine conception de la Gauche" (Nouvel Obs du 26 mai page 9). Voilà donc "Monsieur sans sujet" qui, il y a deux semaines, expliquait à DSK comment il devait s'y prendre pour l'emporter, et qui présume désormais que tous les socialistes ont tourné le dos à la victime présumée, alors qu'ils ne cessent de répêter que personne ne sait rien, s'agissant de l'affaire et qu'il faut respecter la présomption d'innocence - s'agissant de l'accusé.

Quoi d'illogique ? Quoi d'immoral ? Quoi de pas à Gauche ? Quoi de quoi ? Quoi ?

Nous voilà donc - mécréants que nous sommes - (r)appelés au respect des principes qui - de Blum à Mitterrand en passant par Mendès - ont vertebré notre Gauche (morale). Fichtre !

Bon. Je me remets de cette strangulation éditoriale et je me rends compte que l'édito a été écrit trop tôt pour évoquer le loyer du nouveau refuge de DSK : idem pour parler de LAGARDE, de sa connivence avec les affaires et de sa candidature pour remplacer le Directeur du FMI (...) Trop tard pourtant pout parler de Lybie, de la révolution espagnole qui fait passer la Droite, du reste... Trop tôt, surtout, pour l'ouvrir !

Après Joffrin le communard, voici venir Joffrin le curé.

Nous ne connaissons toujours rien de l'affaire. Que des évidences (preuves en anglais). DSK aime les femmes. Trop ? Peut-être. Nous verrons.

Personnellement, je suis heureux que les amis de DSK aient opté pour l'incrédulité. Ils sont donc de vrais amis.

Puissent, Monsieur Joffrin, vos parents (vos frères, amis...) être des agneaux. Car nous savons désormais que votre impatience journaleuse les condamneraient au pilori, au nom du droit d'une victime que (c'est possible ?) vous n'avez même pas encore entendue.

Cela vous renvoi chaque fois au même but : suivre une opinion (publique) présumée plutôt que la servir de vos commentaires intelligents et distanciés.

Mais je sais, depuis 2005, que c'est trop vous demander.

Je vous lis, toutes les semaines, Vous ne me lisez pas.

N'en parlons plus.

C'est tellement facile, Maître !

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